Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le cholestérol est un lipide essentiel pour l’organisme. Non seulement il constitue un élément constitutif des membranes cellulaires, mais il contribue également à maintenir la structure de ces dernières et joue un rôle dans la synthèse de certaines hormones. 75 % de notre cholestérol est produit par le foie, tandis que le reste provient de notre alimentation. On le trouve notamment dans les produits alimentaires d’origine animale, tels que la viande, les produits laitiers, les œufs, le poisson et les crustacés, pour n’en citer que quelques-uns.

Cependant, tout le monde n’est pas exposé au même risque de cholestérol. Des prédispositions génétiques, telles que l’hypercholestérolémie familiale, augmentent ce risque. On estime que ce trouble touche 1 personne sur 500 en France.

On entend souvent parler de « bon » et de « mauvais » cholestérol. Le cholestérol circule dans le sang sous forme de lipoprotéines :

  • Les lipoprotéines de basse densité (LDL) transportent le cholestérol du foie vers les artères et l’acheminent vers les organes. Les LDL sont donc considérées comme du « mauvais » cholestérol.
  • Les lipoprotéines de haute densité (HDL) ramènent le cholestérol des artères vers le foie, l’éliminant ainsi des organes. Les HDL sont donc considérées comme du « bon » cholestérol.

 

Comme vous l’avez sans doute deviné, l’objectif est d’obtenir le meilleur rapport possible entre le cholestérol HDL et le cholestérol LDL.

Lorsque le taux de cholestérol LDL dans le sang est trop élevé, celui-ci peut s’accumuler dans les artères et nuire à votre santé cardiovasculaire.

Quel est donc le taux de cholestérol total idéal ? Le taux idéal se situe entre 180 et 200 mg/dL de sang. La quantité de « bon » cholestérol dans le sang doit être supérieure à 45 mg/dL, tandis que celle de « mauvais » cholestérol doit être inférieure à 160 mg/dL [1].

Pour aider à prévenir l’hypercholestérolémie, il est important d’adopter une alimentation saine, variée et équilibrée, en limitant autant que possible les aliments susceptibles d’augmenter le taux de cholestérol. Il s’agit notamment des produits transformés (qui contiennent souvent beaucoup de graisses saturées, de sel et de sucre) et des aliments riches en graisses saturées (viande, charcuterie (voir ci-dessus), pâtisseries, fritures, etc.).

 

Le simple fait d’adopter de nouvelles habitudes alimentaires en faisant des choix sains, plutôt que de suivre un régime, peut être très bénéfique. Mais pas de panique. Faire attention à ce que l’on mange ne signifie pas manger des choses que l’on n’aime pas — bien au contraire. Vous pouvez manger un peu de tout, mais avec modération.

Que peut-on réellement manger ? (hors produits laitiers)

Essayez de limiter :

Essayez plutôt ceci :

  • Aliments transformés : plats préparés, pizzas du commerce, sauces, crackers, etc.
  • Graisses animales : sauces, lard, viandes cuites, saindoux, etc.
  • Aliments frits et beurre.
  • Boissons sucrées
  • Aliments sucrés : bonbons, gâteaux, céréales pour le petit-déjeuner, etc.
  • Alcool
  • Graisses d’origine végétale : huile d’olive, huile de colza, huile de tournesol, etc.
  • Cinq fruits et légumes par jour pour les fibres.
  • Aliments cuits à la vapeur, rôtis ou grillés.
  • Féculents riches en fibres (pâtes, riz, pain et légumineuses) à chaque repas.
  • Du poisson riche en oméga-3 (sardines, saumon, hareng, etc.) ou des fruits de mer, deux à trois fois par semaine.
  • Deux litres d’eau par jour.

En général, il est conseillé de limiter les « mauvaises » graisses, telles que les graisses saturées et les graisses trans — un type d’acide gras insaturé associé à un risque cardiovasculaire accru en cas de consommation excessive. Privilégiez plutôt les « bonnes » graisses, comme les acides gras oméga-9 et les acides gras essentiels (oméga-3 et oméga-6).

En plus de faire attention à votre alimentation, vous ne devez pas non plus oublier de rester actif, avec au moins 30 minutes d’activité physique par jour. Et oui, la régularité de l’exercice est plus importante que son intensité.

Quelle est la place des produits laitiers dans tout cela ?

Finissons-en avec le suspense et parlons des produits laitiers. Comme vous le savez déjà, un taux de cholestérol élevé implique de limiter sa consommation de graisses saturées. Mais il y a une bonne nouvelle. Vous n’avez pas besoin de supprimer complètement les produits laitiers de votre alimentation, il suffit simplement de les choisir judicieusement.

Selon un consortium français, les lipides polaires, un certain type de lipides présents dans les produits laitiers (et qui portent un nom amusant de surcroît), pourraient réduire le taux de cholestérol dans le sang des patientes ménopausées en surpoids, réduisant ainsi le risque cardiovasculaire. Les lipides polaires se fixent au cholestérol, formant un complexe qui n’est pas absorbé par l’intestin et qui finit par être éliminé par les selles.

Alors, oui ou non ?

La réponse est OUI. Les personnes ayant un taux de cholestérol élevé peuvent continuer à consommer des produits laitiers, à condition de les choisir avec soin. En plus d’être délicieux, ils sont bons pour la santé, notamment grâce à leur teneur en calcium.

Optez pour du lait demi-écrémé, des yaourts nature (au lait de vache ou de chèvre) et du fromage blanc à 0 % ou 20 % de matière grasse, et réduisez votre consommation de lait entier et de produits dérivés du lait entier. En ce qui concerne le fromage, limitez votre consommation à 30 g par jour et choisissez des fromages pauvres en graisses saturées. Parmi ceux-ci, on trouve : le fromage de chèvre non affiné, la mozzarella, le camembert et d’autres fromages à pâte molle affinés.

 

Ainsi, pour le plus grand bonheur de tous, vous n’avez pas besoin de renoncer aux produits laitiers si vous avez un taux de cholestérol élevé. Il s’agit simplement de faire les bons choix. En général, veillez simplement à avoir une alimentation saine, variée et équilibrée. Votre cœur vous en remerciera !

 

 

1. Fédération française de cardiologie, Réduire le risque cardio-vasculaire – Le cholestérol, 2020
2. ANSES, Les lipides, 2019
3. Fédération française de cardiologie, Cholestérol : agir contre le cholestérol pour réduire les risques cardio-vasculaires, 2020
4. Association ANHET, Hypercholestérolémie familiale, 2020
5. Inserm, Communiqué de presse : Des lipides laitiers pourraient contribuer à diminuer le risque cardiovasculaire chez des populations à risque, 2019

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